© Bagnoles Tourisme
Franck Quinton

Rencontre avec Franck Quinton

Le goût de la nature

Incontournable à Bagnoles et profondément attaché à sa ville, Franck Quinton livre une cuisine à son image : spontanée, créative et généreuse. Des plats pensés selon les saisons, les produits de la région et toujours sublimés par la palette de saveurs des champignons de la forêt des Andaines. 

 Par Image in France.

Une cuisine de chef

Spontané et entier, Franck Quinton l’avoue sans détour, il n’a pas eu un coup de foudre pour son métier, mais il l’aime de plus en plus. Le chef ajoute même qu’il fait de la gastronomie pour s’amuser. Son équipe et lui souhaitent que leurs convives se sentent à l’aise.

Au Manoir du Lys, l’histoire s’écrit depuis près de 40 ans.

 Au début, ce n’est qu’une petite maison. Mes parents étaient traiteurs. Ils l’ont achetée pour y faire des évènements, des réceptions pour les mariages, les baptêmes. Puis, ils ont aménagé un petit restaurant avec 5, 6 tables et une dizaine de chambres en hôtellerie. 

Histoire et cuisine de famille

Baigné dans cet univers du « savoir recevoir » et de « l’évènement », Franck Quinton, interessé par la restauration des chefs qui ont travaillé avec ses parents, parfait ses connaissances culinaires en école hôtelière.

« J’ai fait ma formation à Paris, aux côtés de grands chefs. »

Aguerri, il se voit confier, par son père, le projet de développer l’affaire familiale. « Il m’a dit : double la mise, ouvre de nouvelles chambres, pense une autre salle de restaurant plus grande. » Rejoint par sa sœur et son beau-frère dans ce nouveau chapitre, le Manoir du Lys se déploie, se dote d’une offre d’hôtellerie originale (« Les Pavillons des bois ») et voit son restaurant décrocher son étoile Michelin en 1998. « Nous l’avons depuis conservée, en ayant à cœur de faire les choses avec sens et authenticité. »

L’appétit des saisons et des champignons

La nature, la saison et les produits qu’elles offrent demeurent au cœur de la cuisine du chef Quinton. « La carte évolue suivant leur temporalité, dès qu’un produit arrive en « fin de vie », je le change et fais donc évoluer la carte. Ce qui m’intéresse, c’est de respecter le cycle de la nature et le travail de mes producteurs. Je ne travaille d’ailleurs qu’avec des maraîchers, des éleveurs, des laitiers, des fromagers, qui se trouvent autour de Bagnoles. » Quand aux champignons… « C’est bien entendu mon inspiration ; ils ponctuent chacun de mes plats, j’ai été initié par des passionnés. Des gens qui les connaissaient et les aimaient. J’ai appris à leur côté en forêt. Cela a changé ma façon de penser la cuisine. Ils sont riches de saveurs totalement différentes et insoupçonnés. Comme cette girolle dont le parfum ressemble à celui de l’abricot. Je la sers aujourd’hui avec du foie gras et des abricots. »