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Circuit 04 Station Trail : Rocher Broutin

Pédestre, Tous publics, Trail, Trail / Running à Bagnoles de l'Orne Normandie

9.9 km
Boucle
Trail
1h 30min
Facile
  • Ce parcours au départ urbain quitte l'Office du Tourisme pour contourner le lac et son Casino. Une longue côte vous mènera au gîte de la Passée puis vous rejoindrez la forêt après avoir traversé la Vée. En arrivant au Rocher Broutin, amas de grès Armoricain, des singles rejoignent l’ancienne voie ferrée, avant de regagner la star de la forêt, l'immense et majestueux chêne Hippolyte, doyen des chênes de la forêt et le prieuré Saint-Ortaire.
  • Dénivelé
    159.46 m
  • Documentation

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Points d'intérêt
1 Grand Hôtel
Aujourd'hui, Résidence du Lac, la construction du Grand Hôtel est décidée en 1894. Il doit accueillir les curistes issus des grandes fortunes et des milieux d'affaires. Il est inauguré seulement 4 ans plus tard, le 19 juin. La presse le décrit comme l'un des plus beaux hôtels d'Europe. La brique est principalement utilisée , avec quelques pierres blanches pour donner du contraste. Haut de 4 étages, ses 2 façades sont longues de 82 mètres. La principale donne sur le lac.
Une terrasse de 60 mètres de long, avec un escalier de 10 mètres de large, à double évolution, conduit à l'agréable parc de plus d'un hectare. L'installation intérieure est du dernier confort avec l'électricité et l'eau courante. L'établissement est doté d'un chauffage central, d'ascenseurs et d'un sous-sol muni de wagonnets pour transporter le linge et la vaisselle. Les 200 chambres sont équipées du téléphone et d'un cabinet de toilette.
Au rez-de-chaussée, 3 salons Louis XVI, une salle à manger dite "renaissance" de 200 couverts avec vérandas sont éclairés par les majestueux lustres électriques. Au rez-de-jardin, des salles de café et de thé avec billards offrent des distractions appréciées à l'époque. Rapidement, le Grand Hôtel devient le lieu de rendez-vous des têtes couronnées et des hommes politiques.

Durant l'entre-deux guerres, sa fréquentation augmente. La seconde guerre mondiale marque le coup d'arrêt. L'hôtel est occupé par les Allemands qui le laissent en mauvais état en 1944. Devenu "La Résidence du Lac", ce bâtiment est aujourd'hui divisé en appartements.
2 Tanière
Sophie Herminie de Lepinay naît en 1815 près de Dreux et épouse très jeune un colonel d’un certain âge, le marquis d’Espinay de St Denis. Celui-ci meurt assez rapidement, laissant une grande fortune à sa veuve. Madame d’Espinay achète en 1837 des bois et terrains au lieu-dit la Montjoie sur la commune de Tessé-la-Madeleine.
Elle y construit une maison baptisée « la Tanière », où elle vivra jusqu'à la fin de sa vie. Emule de George Sand, elle était souvent habillée en homme, et écrivait des textes en vers et en prose sous le pseudonyme de « Jules de la Tanière » ou « Jules de Bagnoles ».
Selon la légende, elle avait un loup pour chien de garde et l’intérieur de sa maison faisait frémir : sa chambre était tendue de noir, au mur elle avait placé dans un cadre des tibias croisés surmontés d’une tête de mort et d’une chauve-souris ; sur la cheminée un crâne humain transformé en coupe. Elle avait fait installer un diable en zinc en guise de girouette, avec une langue pendante rouge. Elle allait à la chasse et filait le parfait amour avec un artiste peintre M. Guilbeau. Ces extravagances terrorisaient les Tesséens, et la Tanière passait pour une maison diabolique.
En 1840, à la suite d’escroqueries commises par un soi-disant Monsieur Jules de la Tanière, on ordonne son arrestation. On y joint le signalement du délinquant, qui ne pouvait pas être la Marquise, puisqu’elle était une femme ! Mais le maire de Tessé, pour prouver son autorité, viendra le 20 janvier à 5 h du matin accompagné du brigadier pour l’arrêter. Un des amis de la marquise la fait libérer et prouve la mauvaise foi du maire et du brigadier qui sont pour l’un destitué de ses fonctions et pour l’autre révoqué. Elle meurt en 1862 à l’âge de 47 ans.
Elle avait doté un ordre religieux étranger ce qui lui avait permis d’obtenir le titre de chanoinesse de Ste Anne qui figure sur sa pierre tombale.
3 Rocher Broutin
Le Rocher Broutin se trouve à la lisière de la forêt de La Ferté-Macé. Le rocher proprement dit se trouve sur un promontoire à 230 mètres d’altitude. Broutin était le nom d’un fief. Jean Broutyn était au 17e siècle brigadier de gabelle. Gabriel Broutyn fut officier forestier. Et, en 1783, Guillaume Broutyn était brigadier des monnaies de France.
4 Fontaine du Rocher Broutin
Fontaine reconstituée en 2005. Emprunté à l’ancien nom du fief Broutyn, domaine noble qu’un vassal tenait d’un seigneur, à charge de redevance. Jean Broutyn était au 17e siècle brigadier de gabelle. Gabriel Broutyn fut officier forestier. Et, en 1783, Guillaume Broutyn était brigadier des monnaies de France.
5 Chêne Hippolyte
Ce chêne, qui se dresse orgueilleusement en forêt de La Ferté-Macé, au milieu d’une parcelle (n°46) en régénération (hêtres et épicéas), porte le nom d’un garde forestier qui demeurait au carrefour de l’Epinette : Hippolyte Foinet (1876-1956). Après la guerre de 14, il avait obtenu de ses supérieurs départementaux le droit de protéger ce beau spécimen de chêne pédonculé (Quercus pedunculata). Sa circonférence atteint 4,95 mètres à 1,30 mètre du sol. Il serait âgé de 300 ans.
6 Prieuré Saint Ortaire
Le prieuré Saint Ortaire est situé au hameau appelé « Le Bas Bézier » qui doit sa réputation à l’ermite Saint Ortaire et au rituel des cailloux guérisseurs. Siège d’une sergenterie des eaux et forêts aux 16e et 17e siècles, le prieuré possédait une forge et un moulin, qui ont fonctionné jusqu’en 1611. Lieu de pèlerinage très fréquenté autrefois.
Il devait sa réputation à l’ermite Saint Ortaire, un ascète qui évangélisa la région vers le 6ème siècle. Il menait une vie austère, s’alimentant de pain d’orge, et buvant l’eau d’une source, qui passait pour posséder des qualités thérapeutiques, et qui existe toujours, à l’angle ouest du pont de chemin de fer.
Saint Ortaire possédait la renommée d’accomplir des cures miraculeuses. Il existe deux chapelles sur le site :
- La première a été édifiée au début du XXème siècle par le père Chappey sur les soubassements d’un oratoire du 16ème et dont les vitraux et autel ont été réalisés par Bernard Chardon. Elle est desservie par des religieux appartenant à l’Ordre des Servites de Marie. On y prie St Ortaire et St Pérégrin.
- La seconde est privée : la Chapelle Saint Ortaire date de 1724, et fut primitivement élevée en 1336. Elle est dédiée à Saint Ortaire et à Sainte Radegonde.
159 mètres de dénivelé
  • Altitude de départ : 196 m
  • Altitude d'arrivée : 197 m
  • Altitude maximum : 235 m
  • Altitude minimum : 183 m
  • Dénivelé total positif : 159 m
  • Dénivelé total négatif : -159 m
  • Dénivelé positif maximum : 39 m
  • Dénivelé négatif maximum : -33 m