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Circuit 06 Station Trail : Vallée de la Cour

Pédestre, Tous publics, Trail, Trail / Running à Bagnoles de l'Orne Normandie

17.2 km
Boucle
Trail
2h
Moyen
  • Au départ du Château - Hôtel de ville, ce circuit traverse les hauteurs de la ville, du Roc au Chien au bois du Béryl jusqu'à l'aérodrome. À la Vallée de la Cour, suivez la Maure jusqu'à son chêne et son tilleul en bord de clairière. Rentrez par la route forestière de la Moussaie, en passant par le Hêtre de la Vierge et le lac de Bagnoles avant de remonter au parc du Château.
  • Dénivelé
    286.11 m
  • Documentation

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Points d'intérêt
1 Château de la Roche Bagnoles
L'histoire du château est liée à celle de la famille Goupil.
De condition modeste, les frères Goupil, Jean et Louis, font mystérieusement fortune pendant la Révolution française. Ils se seraient emparés du trésor du seigneur pour lequel ils travaillaient et auraient disparu. De retour à Tessé-la-Madeleine (aujourd'hui Bagnoles-Château), ils achètent les terrains de leur ancien maître et font fructifier leur fortune. Les frères Goupils font construire une maison, appelée "le Logis", pour y vivre avec leurs épouses. À la mort de Louis en 1850, son épouse Anne Marie Catherine, seule maître de la fortune, fait aménager le parc et construire le Château ainsi que les écuries et la serre-orangerie entre 1855 et 1859 par l’architecte David.

Le 22 août 1922, Mme Duval fait l’acquisition du château lors d’une vente aux enchères. Malgré sa fortune, elle fait couper un certain nombre de grands arbres, récupérant ainsi une somme importante. Elle aménage le Château et le décore d’une collection de masques d’Extrême-Orient aux grimaces diaboliques et de costumes de l’Ancien Régime habillant des mannequins d’osier.

En 1954, la commune de Tessé perçoit un lègue de 12 millions d’anciens francs. Le docteur Louvel, maire de l’époque, achète le château et les 18 ha de parc aux héritiers de Mme Duval en 1957.

Le 22 mai 1966, il devient Hôtel de Ville de Tessé-la-Madeleine et le 1er janvier 2000, l'hôtel de ville de Bagnoles de l'orne avec la fusion des deux communes.
2 Roc au chien
Le Roc au Chien est un site naturel constitué de grès armoricain. Point culminant de la ville, ce surplomb rocheux offre un beau panorama sur Bagnoles de l’Orne Normandie.
Une première légende raconte qu’un enfant imprudent jouant trop près du bord serait tombé dans une crevasse. Son chien l’aurait suivi et grâce à ses aboiements, on aurait pu retrouver l’enfant et le sauver. A la mort du chien, en souvenir et par reconnaissance, on aurait enterré le chien sur place et appelé l’endroit le « roc au chien ».
La seconde légende parle d’un seigneur tellement méchant qu'il aurait été transformé en monstre à tête de chien et à pattes de tigre. Ce seigneur, fort mécontent de ne pas avoir pu se marier, dévorait les jeunes filles de Tessé la Madeleine la veille de leur mariage. Or un petit tailleur bossu qui devait se marier, se posta devant chez sa fiancée pour la protéger. Il reçut la visite d’un vieil homme qui lui remit un sac contenant 3 petites pierres magiques en lui donnant quelques instructions. Il attendit le monstre. Minuit sonna, le chien apparut. Terrorisé, le petit bossu lui lança la première pierre, le monstre hurla, puis la second ,et il cracha du feu, et enfin il lança la troisième, en hurlant une formule magique et le monstre disparût. Le lendemain, le cortège aperçût en revenant de l’église la tête du monstre pétrifiée dans les rochers.
3 Les thermes de Bagnoles de l'Orne
On ne retrouve réellement des archives concernant l’Etablissement Thermal qu’au 17e siècle. Il n’existait, à l’époque, qu’une hutte de branchages pour protéger la source.
Le premier bâtiment fut construit par Elie de Cerny à la fin du 17e. Il abritait 2 bassins dans lesquels l’eau se déversait successivement. Le premier était réservé aux hommes, le second aux femmes et un troisième, à l'extérieur du bâtiment, réservé aux pauvres.
En 1812, l’établissement fut acheté par M. Lemachois qui le restaura et créa un parc de 40 hectares. Puis, les bâtiments furent transformés en hôpital pour accueillir les soldats de Napoléon 1er. Après plusieurs cessions, où l’établissement fut réaménagé et complété par un hôtel de voyageurs, Alexis Duparchis racheta les thermes et fit construire le premier Casino.
Ce n’est qu’au 19e siècle que des études scientifiques attestent de l’efficacité des eaux de Bagnoles dans le traitement des maladies de la circulation sanguine et des phlébites.
Entre 1920 et 1935, la promotion des médecins et la fréquentation élitiste de rois et hommes politiques assurèrent une réputation mondiale à Bagnoles de l’Orne. Après la guerre, la clientèle très aisée laissera peu à peu sa place à une clientèle moins fortunée, grâce à la prise en charge des cures pour les malades.
4 Légende des eaux de Bagnoles
Il y avait autrefois, sur les marches, aux confins de la Normandie, du Maine et de la Bretagne, un seigneur de haut lignage et de grand renom. Il s’appelait Hugues, vidame de La Ferté-Macé, seigneur de Tessé, Couterne... Il possédait une grande fortune, de grands domaines, et de grands biens. Mais il aurait tout donné pour retrouver sa jeunesse ainsi que celle de son fidèle destrier « Rapide » avec qui il avait gagné de nombreuses batailles. Il décida d’abandonner son cheval dans la forêt afin qu’il puisse y « mourir en paix ».
Quelle ne fût pas sa surprise lorsqu’il le vit réapparaître un mois plus tard tout fringant comme au temps de leurs nombreuses victoires sur les champs de bataille! Il décida alors de le suivre en forêt pour voir d’où il pouvait bien venir et quel miracle avait pût le transformer ainsi. Son cheval le conduisit à une gorge profonde, où personne n’avait alors osé s’aventurer, et où il y avait des vapeurs et une source d’eau tiède et sulfureuse. Son cheval alla aussitôt s’y baigner et respirer l’air qui s’y dégageait. Le domestique qui avait suivit Sir Hugues était convaincu que c’était un piège du malin et que tout cela était des émanations de l’enfer. Il dissuada Sir Hugues de s’y baigner. Il vit des cerfs et des biches aux abois s’y plonger et ainsi réussir à échapper aux chasses à courre. Il décida donc enfin de s’y baigner et au bout de quelques temps, il retrouva lui aussi sa jeunesse. Le serviteur finit donc par faire comme son maître après avoir fait quelques prières. Ils revinrent donc au manoir, à peine reconnaissables, et ayant fait provision de vie et de santé.

Le Seigneur de Tessé fonda, en reconnaissance aux lieux où il avait trouvé la guérison, un hôpital et une chapelle pour les pauvres malades et infirmes. On raconte que le seigneur Essirard, mariée à une jeune dame, et n’arrivant pas à avoir de descendance, se serait lui aussi baigné dans cette source, et quelque temps plus tard il eût enfin un héritier (la légende raconte qu’il aurait eût jusqu'à 10 enfants !). Il aurait construit à Juvigny-sous-Andaines, une tour, à la forme énigmatique, en remerciement : la tour de Bonvouloir.
5 Lac de Bagnoles
Le lac de Bagnoles de l'Orne est artificiel, créé par barrage sur la rivière La Vée pour alimenter les forges de "Bagnolles". Au 16e siècle, une industrie du fer voit le jour, grâce au minerai de fer abondant dans la région et au bois de la forêt des Andaines.
Des forges "grossières" sont construites, à la fin du 16e siècle sur le lieu-dit "Bagnolles" à "la fosse noire", sur la rive droite de la rivière, paroisse de Tessé (actuellement Bagnoles-Château). Stagnant jusqu'en 1611, elles se relèvent grâce au "Sieur de Fleury, grand maître des Eaux et Forêt de France". Le site s'organise, abritant au fur et à mesure : chambre de fer, bocambre (moulin à pilon pour broyer le minerai), halle, logement du maître des forges et jardins.
En 1703, Guillaume le Débotté reprend l'activité et l'entretien des forges et des bâtiments annexes. Le fer fabriqué est le plus souvent consommé sur place, livré aux ferrons communaux, qui le transforment en clous, limes et diverses pièces de serrurerie. Pendant la Révolution française, les forges passent dans les mains des frères Jenvrin. Royalistes, ils fondent des boulets et des piques pour les Chouans de normands.
En 1809, le comte de Redern de Bernsdorff, officier prussien, devient propriétaire et tente de former une association de toute la sidérurgie normande, sans succès. Le 30 juin 1811, un orage tombe sur la forêt des Andaines. La rivière sort de son lit tandis que l'eau dans l'étang commence à déborder. Un torrent entraîne alors la chaussée, les installations et dévaste complètement l'usine. La forge ne sera jamais remontée contrairement à la fenderie qui traite les fers de la forge de Cossé jusqu'en 1826.
286 mètres de dénivelé
  • Altitude de départ : 213 m
  • Altitude d'arrivée : 213 m
  • Altitude maximum : 228 m
  • Altitude minimum : 168 m
  • Dénivelé total positif : 286 m
  • Dénivelé total négatif : -286 m
  • Dénivelé positif maximum : 44 m
  • Dénivelé négatif maximum : -51 m